Pourquoi ne font-ils rien pour les vélos?

Qui?

En premier, la Police. Le problème du vol de vélos est à un niveau dramatique et franchement, on ne voit pas l’ombre d’un mouvement de fond de la part de la police pour régler ce problème. Le marquage ne sert quasi à rien. Pourtant, dans des pays où il est appliqué en masse avec une police efficace, un vélo sur 2 est retrouvé. En france, 3% des vélos sont retrouvés.

En deuxième, les politiques comme:
A Tours où on ne peut toujours pas emprunter le pont de St Côsme. Jean Germain s’affiche à la foire de Tours sur de grosses motos et pourtant, à l’écouter, il est le roi de l’écologie.
Il aura pourtant fallu 3 mois (entre le moment où ça devait se faire et le moment où cela s’est fait) pour mettre en place 5 stationnements vélo à un angle de la Place Velpeau. Il aura ensuite fallu 2 mois pour que les panneaux soit adaptés à la situation. Tout est maintenant fini mais la cabane du chantier n’a pas bougé d’un pouce depuis de longues semaines.
A la région, où la situation du vélo dans les trains montre bien la non-volonté de bien faire les choses, ce qui décourage les tour-opérateurs étrangers. (voir plus bas).

C’est assez pitoyable de constater autant de crevaisons à l’atelier, et d’en parler avec des fabricants de vélos étrangers qui ne mettent pas de pneus increvables sur des vélos très techniques. Cela me paraissait bizarre, mais pour eux, habitués à voir les routes propres à la circulation du vélo, c’est à dire ENTRETENUES et pas que pour les VOITURES, le problème des pneus anticrevaison est un problème bien français, d’un pays négligeant pour les autres types de circulations autre que motorisées.

La situation des vélos dans les trains en région centre (source ici):

Train + vélo, ça dérape

L’agence de voyages à vélos Blue Marble Travel témoigne au sujet de la ligne SNCF Paris – Orléans – Blois – Tours. L’association Cyclo-Trans-Europe confirme que la situation devient incontrôlable.

Obligée d’affréter des autocars avec une remorque pour les vélos, l’agence Blue Marbel Travel se voit contrainte de réduire le nombre de ses départs. De 24 départs par an grâce au train elle arrive à 4, avant un abandon envisagé dès l’an prochain et l’ouverture de nouveaux circuits en Bourgogne, Champagne, et dans la Vallée de l’Eure (Chartres).

Nicolas Clifford, son directeur, ajoute : Je me demande si c’était le but recherché par le Conseil Régional du Centre, mais qui sait?  L’un de mes collaborateurs hôteliers m’a dit que la suppression des trains transportant les vélos avait été actée pour encourager la location de cycles sur place. J’ai déjà entendu ça quelque part….

Voici son témoignage :

Le premier de nos quatre voyages « Loire » a donc eu lieu fin avril.  Je suis descendu les voir un peu avant (par le TGV via St-Pierre-des-Corps, avec mon vélo), aussi pour expliquer en personne à nos hôteliers pourquoi on se voyait obligé de renoncer au circuit à la semaine, qui s’était quand-même vendu en 252 exemplaires en 2011.  Je suis resté dans la région pendant 4 jours, me déplaçant à vélo, mais aussi beaucoup en train.

La desserte de la Loire « à vélo » : fondue mais encore visible

Les 5 rames ex-Aqualys observées en gare, voire emprutées (par moi pour deux d’entre elles), comportaient toutes des voitures vélos, alors même que les trains en question étaient tous interdits aux vélos.

Toutefois, aucune d’entre elles ne comportait de voiture « Aqualys vélo » (mixte 1ère / 2ème classe, équipée de crochets et de strapontins), et ce malgré la présence de beaucoup de voitures Aqualys dans chaque rame. Ces trains étaient sans exception équipés de voitures vélo Corail classiques, en livrée « Intercités, » avec un compartiment vidé pour accepter les cycles.  Je n’ai vu aucune voiture ex-Aqualys vélo pendant mon voyage.  Où sont-elles?

Les rares trains Tours – Blois – Orléans – Paris acceptant désormais les vélos (désormais avec correspondance à Orléans) sont pris d’assaut.  Je n’ai pas vu un seul train autorisé (sur 6) sans vélo à bord.

Le samedi, je me suis retrouvé à Amboise en fin de journée.  J’avais programmé mon retour sur Paris par le TER de 16 h 22 sur Orléans, correspondance 18 h 30, arrivée Paris 20h.  3h38 pour Amboise – Paris, ce n’est pas un horaire idéal, mais c’était le seul possible dans l’après-midi (une dernière combinaison possible 2 heures plus tard).

Jusqu’à la violence

Sur le quai à Amboise, sous une pluie battante et froide : 8 cyclistes, moi compris, dont une famille de 4 avec deux enfants.  Rentre en gare un élément 3-caisses, probablement un Z21500, avec 4 emplacements vélo. Le train est chargé, accuse 3 minutes de retard à l’arrivée. Un cycliste descend, un autre vélo est visible à bord, sur l’un des crochets.  Le contrôleur, voyant les cyclistes à quai, hurle « ON EST COMPLET, PLUS DE VÉLOS. »  De fait, la porte centrale, toujours la plus accessible pour tout le monde sur ces rames car la seule qui permet de rentrer de plein pied, est assez bloquée par de gros bagages, comme l’est l’emplacement vélos.

Le père de famille, choqué, fait valoir qu’il s’agit du dernier train vélo pour Paris ce soir-là (il a tort, mais croit ce qu’il dit, et le contrôleur ne le contredit pas), que ses filles ont 5 et 8 ans, que l’on ne peut pas les laisser sur le quai…  Mais si, on peut.  « CE N’EST PAS UNE OBLIGATION DE VOUS PRENDRE. C’EST SELON LES PLACES DISPONIBLES. »  Et le contrôleur ne fait rien pour les rendre disponibles.  Le train part, les cyclistes sur le quai.

J’appelle le service d’accueil de la gare de Tours, pour prévenir de ce qui vient d’arriver.  Le chef de service promet d’avertir le contrôleur du Paris direct qui arrive une heure plus tard (mais qui rejoindra Paris 30 minutes plus tôt que les omnibus via Orléans !).  Il confirme la présence d’un compartiment vélo dans la rame, ainsi que son emplacement.  Je propose de nous répartir sur le quai : la famille sur la plateforme arrière du train, les autres à hauteur de la voiture vélo, 4ème de tête.  Le contrôleur est averti en ce sens, et tout se passe bien : contrôleur amène, vélos chargés sans retarder le train (on en cueille encore 4 à Blois, mais qui rentrent sans problème dans le compartiment vélo).

Bilan : 13 vélos chargés (dont un depuis Tours) dans un train équipé pour mais qui ne les prend pas, à une saison où l’on peut s’attendre à une affluence cycliste minime, une journée de très mauvais temps, qui clôt une semaine de mauvais temps….

Messieurs, dit N. Clifford en s’adressant à la SNCF, je vous demande d’imaginer ce que nous réserve le mois de juillet ! Là le seul train de Blois à Paris le samedi après-midi sera un tricaisses chargé, avec correspondance de 1h30 à Orléans …  A force de rendre la Vallée de la Loire accessible en train + vélo, la SNCF a permis à une demande de se créer.  Elle sera là!

On nous explique que les trains sont chargés, que nous sommes des clients en trop…  FAUX!  Nous sommes des CLIENTS, comme les autres, en plus, pas en trop.  En trop sur un TER bondé à trois caisses ?  En effet, comme tout client en plus serait de trop. Le choix d’un matériel totalement inadapté en est la cause, pas nous!

Alors comme vous pouvez vous imaginer, après avoir arrangé cette triste affaire pour les clients que la SNCF avait laissés sur le quai, je n’ai pas manqué à faire la publicité pour mon agence, et son autocar…

Plus la SNCF se fait une mauvaise réputation, mieux je me porte.  Mais cela m’attriste.  

Erick Marchandise, délégué de Cyclo-Trans Europe, confirme.

Avec N. nous avons constaté que sur les trois rames Paris-Tours que nous avons vues, il y avait toujours au moins un emplacement vélos, sinon plus. Nous avons discuté avec des contrôleurs qui nous ont tous dit, sauf un, que les rames étaient toutes équipées de places vélos.

Nous avons constaté qu’en effet, du départ à l’arrivée, il y avait des cyclistes qui ont emprunté les deux trains que nous avons pris.

Nous avons interrogé des cyclistes qui pensaient tous que ces trains étaient ouverts aux vélos.

Pour la plupart des voyageurs, la présence du logo vélo sur les trains est le signe qu’ils sont accessibles. Tout le monde le croit.

Pourtant sur la fiche horaire Tours-Blois-Orléans (Paris), AUCUN des trains Intercités  (train d’équilibre du territoire, géré par l’Etat) n’a de picto vélo. Cela vaut autant pour les trains de semaine que du week-end, les trains Paris-Orléans que Paris-Tours (hors les Teoz desservant Les Aubrais).

Mais sur le site internet, dans le sens Paris-Tours sur les quatre relations intercités, un train embarque les vélos mais pas les trois autres. Au retour, c’est l’inverse, trois trains acceptent les vélos. Ils doivent perdre leurs espaces vélos dans l’autre sens.

Cette contradiction dans l’information SNCF est malheureusement un grand classique. Je l’attribue aux dysfonctionnements de l’entreprise et à la mauvaise volonté d’une partie de l’entreprise vis à vis des vélos.

J’ajoute que les Paris-Tours-Royan circulant en été n’ont pas de picto vélo.

A supposer même qu’exceptionnellement une rame ne soit pas équipée, elle ne justifie pas une telle attitude restrictive. Dans le cas du TGV-A, on pouvait l’admettre compte tenu des contraintes de la réservation obligatoire. Ce n’est pas le cas sur cette ligne.

 

Avec son attitude pusillanime, un pas en avant, deux pas en arrière, la SNCF est en train de créer une situation incontrôlable sur la ligne Paris-Tours, lourde de conflits dont elle sera tenue responsable.

Isabelle aussi est navrée. Ce train entre Paris et Tours, elle l’a pris souvent, toujours avec un vélo. C’est fini. La Loire à vélo a du plomb dans l’aile. Entre le pont de Saint-Nazaire, infranchissable, et le train à Orléans, imprenable, la publicité ne suffira plus. Tristement, je me réjouis que cela bénéficie aux entrepreneurs vaillants et aux régions accueillantes.

Pourtant, fin avril notre correspondante sur place nous disait : « La région Centre envisage le transport gratuit et sans réservation des vélos en wagons spécifique sur l’Interloire (train TER, géré par la Région, dessert la ligne entre Orléans et Saint-Nazaire, ignore Paris) en juillet et août. Attendre la confirmation…. » Les « wagons spécifiques », ce serait les mêmes que l’an dernier, mais sans faire payer les 5 € ni exiger de réservation. Evidemment c’est la bonne solution. Au moins pour Orléans – Tours. Mais allez comprendre quel train vous est autorisé, quel vous est interdit, et comment se rabattre vers Paris …