La certification, les coiffeurs, la croissance et les politiciens

Jusqu’à maintenant, pour pouvoir réparer des vélos, il fallait posséder un diplôme. C’est également vrai pour les coiffeurs (qui ne réparent pas des vélos, mais qui sont diplômés pour couper les cheveux ou faire des teintures).

Mais voilà, tout cela n’est pas bon pour la croissance. C’est ainsi que depuis peu, nos chères têtes dirigeantes ont décidées de supprimer les certifications nécessaires pour devenir coiffeur ou mécanicien vélo.

Objectif?
– Favoriser les ventes de vélos par internet, moins chers mais pas montés et donc jusque là interdits (il était interdit de vendre un vélo non prêt à la route, maintenant, on peut vendre n’importe quoi, n’importe comment).
– Supprimer les « freins » à la croissance et à l’emploi. Tout le monde a donc le droit de se dire coiffeur et mécanicien. Bientôt, ils pourront peut-être être plombiers sans diplôme, avocats sans diplômes, notaires sans diplômes, peut-être même qu’ils pourront être l’équivalent de votre métier sans diplômes.

Et la qualité dans tout çà?
Que préférez-vous?
1. Faire confiance à un coiffeur sans diplôme le lundi et porter votre vélo à la réparation le mardi. Horreur, le coiffeur a changé de métier: il est devenu réparateur vélo sans diplôme. Profitez-en: demander-lui si mercredi, il sera aussi capable d’entretenir votre chaudière au gaz…
2. Aller chez un réparateur vélo CERTIFIE (voir ici), lui faire confiance dans la réparation de votre engin et profiter de celui-ci pour aller chez votre coiffeur CERTIFIE.

Docteur Vélo a obtenu sa certification « Réparateur diplômé technicien Cycles au CNPC Sport Paris » en 2011. Il y a donc 5 ans et des milliers de patients à deux roues sont passés entre ses mains.